Le Livre Blanc de la FAMS

Vers une harmonisation des dossiers de candidature aux aides à l’écriture, concours de scénario et résidences… (EXTRAIT)

III/ ANALYSE DES RÉSULTATS
Le premier constat que l’on peut tirer de l’observation de cette liste est la diversité des éléments demandés pour postuler mais aussi la disparité du nombre de pages de chaque élément.
Il nous est également apparu qu’un flou entoure la dénomination des éléments demandés. En effet, les termes utilisés pour les nommer sont parfois différents d’une aide à l’autre alors que les documents sont pourtant caractérisés par la même description. Ainsi, ce qui est communément dénommé comme un pitch sera présenté comme un synopsis par un autre dispositif, ou un synopsis sera ailleurs dénommé traitement.
Il nous apparaît donc important qu’un vocabulaire et une définition commune de ces éléments soit établie pour que les scénaristes et les différents acteurs de la filière parlent un langage commun qui évitera toute confusion dans leurs échanges et les demandes d’éléments artistiques qui en découlent.
En conséquence, nous proposons l’uniformisation suivante des termes caractérisant ces différents éléments, de la manière suivante :

  • Un pitch est un résumé très court, de quelques lignes, voire de moins d’une demie page.
  • Un synopsis est un résumé du récit, pas forcément linéaire, et pouvant est un résumé du récit, pas forcément linéaire, et pouvant éluder certains points non décisifs de l’intrigue ou même la fin pour créer une attente du lecteur. C’est un document accrocheur, de «vente», qui doit donner les grands mouvements de l’histoire, les conflits que portent les différents personnages, l’énergie du film. Il doit donner envie d’en apprendre plus sur le projet.
  • Un traitement est un document exhaustif et linéaire qui doit refléter la narration du film, préciser les protagonistes mais aussi les personnages secondaires, donner tous les pivots du récit, et en donner la fin. C’est une étape de travail nécessaire, peut-être indispensable, avant de se lancer dans un document plus long (séquencier ou continuité dialoguée).
  • Un moodboard est un assemblage d’images, d’objets ou de mots qui est utilisé pour exprimer l’univers thématique ou visuel, et/ou le style choisi dans le cadre du développement visuel du récit, et donc sa réalisation.

IV / PROPOSITION D’HARMONISATION
Face aux constats évoqués précédemment, nous sommes convaincus de la nécessité de simplifier et harmoniser les éléments constitutifs des dossiers  de candidature aux aides à l’écriture, concours de scénario et résidences.
Si la fédération des associations des métiers du scénario ne prône pas un dossier unique pour chaque dispositif – ce qui reviendrait à priver chaque  aide ou commission de sa spécificité – nous proposons néanmoins une réduction du nombre de formats nécessaires pour postuler.
En nous basant sur notre étude des différents documents demandés, nous avons trouvé un «centre de gravité» qui consisterait à demander des éléments au format plus souple, inclus dans les longueurs suivantes :

PITCH
Moins de dix lignes

SYNOPSIS
De 1 à 3 pages au choix

TRAITEMENT
De 10 à 20 pages au choix

EXTRAITS DE CONTINUITÉ DIALOGUÉE
De 5 à 10 pages au choix

NOTE D’INTENTION
De 1 à 3 pages au choix

MOODBOARD

Étant donné que c’est un document visuel, qui ne demande donc pas d’effort particulier de lecture, nous proposons qu’il n’y ait pas de limite au nombre de pages de ce document. Nous en appelons néanmoins à la responsabilité et au bon sens des scénaristes : un scénario n’est pas un album photo.

Nous préconisons par ailleurs qu’un même dispositif ne demande pas au scénariste de fournir à la fois un synopsis et un traitement, deux documents qui peuvent être redondants lorsqu’ils sont lus l’un à la suite de l’autre. Cela faciliterait à la fois la tâche du scénariste mais aussi celle du lecteur qui doit généralement lire de nombreux dossiers sur un temps court.
Nous suggérons également que les différents guichets adressés aux auteurs se limitent, dans la mesure du possible, à demander des dossiers numériques ou de ne demander qu’un seul exemplaire papier pour valider le fichier numérique ou pour archivage. L’impression et la reliure des dossiers papiers, souvent demandés en plusieurs exemplaires, finissent par représenter un budget important pour le scénariste, en plus de leur dimension peu écologique.

CRÉDITS
Ce livre blanc ivre blanc a été a été rédigé parrédigé par Anna Marmiesse, Alban Ravassard, Liam Engle et Loïc Nicoloff

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